Calcium et ostéoporose post-ménopause

Oct 19, 2017 par

Ce 20 octobre 2017 se tiendra la journée mondiale contre l’ostéoporose. Cette maladie des os touche davantage les personnes âgées et notamment les femmes ménopausées. Dans le cadre de la prévention de cette pathologie, la société européenne de la ménopause et de l’andropause publie un nouveau guide clinique visant à sensibiliser à l’importance de la consommation de calcium. Résumé de l’étude publiée dans la revue Maturitas.

Ménopause et ostéoporose

Les points forts du guide clinique

Pour mettre au point ce nouveau guide clinique sur l’intérêt de la consommation de calcium dans la prévention de la survenue de l’ostéoporose post-ménopause, les chercheurs européens ont examiné l’ensemble de la documentation scientifique existante sur le sujet et les consensus d’experts.

Dans les grandes lignes, ce guide souligne que :

  • Un apport insuffisant en calcium augmente le risque de fracture ;
  • Les recommandations indiquent que l’apport en calcium soit compris entre 700 et 1200 mg par jour pour les femmes ménopausées ;
  • Le régime alimentaire devrait être la source préférentielle de calcium ;
  • L’apport en calcium, au-dessus de la quantité recommandée, ne réduit pas le risque de fracture ;
  • La nocivité de l’apport excessif en calcium reste encore discutable.

A savoir ! Les aliments qui contribuent le plus aux apports alimentaires en calcium sont le lait et les produits laitiers (fromages, yaourt) en fournissant près de 60% du calcium que nous consommons. Les autres 40% de nos besoins sont couverts par la consommation de certains légumes à feuilles vertes, des fruits et légumes secs et de quelques sources d’eaux minérales.

Par ailleurs, le guide souligne qu’un apport en calcium en dessous de la quantité recommandée peut augmenter le risque de fracture osseuse chez les seniors. Cependant, pour l’instant, il n’y a pas été démontré formellement qu’un apport en calcium adéquat ou excédentaire réduisait le risque de cassure osseuse.

L’équipe de chercheurs, encadrée par Irène Lambrinoudaki du Département d’obstétrique et de gynécologie de l’université d’Athènes, ajoute également que le respect de l’apport nutritionnel conseillé en vitamine D peut, dans une certaine mesure, réduire les fractures osseuses chez les personnes institutionnalisées.

A savoir ! La vitamine D a pour fonction principale d’augmenter l’absorption intestinale du calcium et du phosphore. D’un côté, elle assure une minéralisation des os, des cartilages et des dents et de l’autre, elle maintient des taux de calcium et de phosphore dans le sang.

Les effets d’un apport excessif en calcium

Un apport excessif de calcium, défini comme supérieur à 2000 mg par jour dans l’alimentation, peut être potentiellement dangereux.

A savoir ! Un yaourt nature contient 200 mg de calcium par pot. Une eau est considérée riche en calcium quand elle contient 150 mg/L de calcium et très riche en calcium quand elle possède une concentration supérieure à 470 mg/L.

En effet, certaines études ont montré, sur le modèle animal ou sur l’homme, les effets nocifs d’un apport alimentaire ou d’une supplémentation excédentaire en calcium. Ainsi un trop-plein de calcium dans le sang accentue le risque d’apparition de complications cardiovasculaires (calcification des artères), de troubles nerveux (maux de tête, irritabilité), de problèmes rénaux (lithiase urinaire) et même de fractures osseuses.

A savoir ! La lithiase urinaire ou l’urolithiase est une maladie caractérisée par la formation de calculs dans l’urine se formant dans les reins ou les uretères, les deux conduits reliant les reins à la vessie. La lithiase urinaire est le plus souvent asymptomatique jusqu’à ce qu’un calcul obstrue l’écoulement de l’urine.

En conclusion, un apport optimal en calcium est recommandé pour la bonne santé des os après la ménopause. La balance bénéfices/risques d’un apport excessif en ce sel minéral, même si elle est encore discutable, semble davantage pencher vers les risques.

Julie P., Journaliste scientifique

– Calcium in the prevention of postmenopausal osteoporosis: EMAS Clinical Guide. Eurekalert. Le 12 octobre 2017.
– Calcium in the prevention of postmenopausal osteoporosis: EMAS Clinical Guide. Maturitas. A.Cano et al. – Consulté le 17 octobre 2017.
Julie P.

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