ostéoporose, fracture osseuse, os, col du fémur, ménopause, vitamine D, calcium, ostéodensitométrie, densitométrie, bisphosphonates, SERMs  
 
  Les différents traitements
Les traitements non-pharmacologiques
  L’apport vitamino-calcique
  L’exercice physique
  Les protecteurs de hanche

Les médicaments
  Des traitements efficaces existent
  Le traitement hormonal substitutif de
     la ménopause (THS)

  Les bisphosphonates
  Les SERMs
  Le Tériparatide

Autres
  La vertébroplastie : du ciment pour
     solidifier le dos

  Les plantes et l’ostéoporose
  Et chez l’homme ?
 

Les médicaments : le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS)

Les recommandations actuelles, à la fois françaises et internationales, sur le THS s’accordent pour limiter son utilisation compte tenu des données scientifiques les plus récentes.
Ainsi à la ménopause, sa seule indication en première intention reste les troubles du climatère tels que les bouffées de chaleur et ce n’est que dans ce contexte qu'un THS est prescrit en prévention de l’ostéoporose post-ménopausique. Il n’y a pas d’indication du THS avec pour seul objectif la prévention de la perte osseuse post-ménopausique ou la survenue de fractures de fragilité, même si ce traitement a démontré son efficacité antifracturaire. Il faut en effet rappeler que chez les femmes récemment ménopausées, le risque de faire une fracture dans les 10 ans est très faible. De plus, les effets préventifs osseux du THS ne persistent pas après son arrêt, et la DMO (Densité Minérale Osseuse) diminue rapidement après celui-ci, redevenant au bout de 5 ans comparable à celle des femmes n’ayant jamais reçu de THS.

En revanche, la plupart des études réalisées sur le THS ont montré :
    une augmentation du risque de maladie thrombo-embolique veineuse,
    une augmentation du risque de cancer du sein au moins avec certaines formes de THS et surtout l’absence d’effets protecteurs cardiovasculaires, voire même une augmentation de ceux-ci.

Au total, les risques cancéreux et cardio-vasculaires encourus à cet âge sous THS sont donc estimés supérieurs aux bénéfices escomptés. Enfin, les recommandations précisent également que le rapport bénéfice / risque doit être réévalué de manière individuelle chaque année et que la régression des troubles climatériques doit conduire à l’arrêt du traitement.

   
Ces limites d’utilisation strictes du THS, très superposables à celles des autres pays européens et Nord-américains, découlent bien évidemment des données largement médiatisées de l’étude WHI (Women's Health Initiative) et des dernières études de cohorte publiées. Encore une fois, ces données mettent en évidence un rapport bénéfice / risque d’autant plus défavorable que l’on poursuit le traitement.
   
D’autres traitements hormonaux proposés en alternative au THS, notamment les phyto-oestrogènes et la DHEA n’ont jusqu’à présent fait la preuve ni de leur efficacité dans le traitement de l’ostéoporose ni de leur bonne tolérance au long cours et leur utilisation ne peut donc être recommandée.