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Les recommandations actuelles, à
la fois françaises et internationales, sur le
THS s’accordent pour limiter
son utilisation compte tenu des données
scientifiques les plus récentes.
Ainsi à la ménopause, sa seule indication
en première intention reste les troubles du climatère
tels que les bouffées de chaleur et ce n’est
que dans ce contexte qu'un THS est prescrit en prévention
de l’ostéoporose post-ménopausique.
Il n’y a pas d’indication du THS avec pour
seul objectif la prévention de la perte osseuse
post-ménopausique ou la survenue de fractures
de fragilité, même si ce traitement a démontré
son efficacité antifracturaire. Il faut en effet
rappeler que chez les femmes récemment ménopausées,
le risque de faire une fracture dans les 10 ans est
très faible. De plus, les effets préventifs
osseux du THS ne persistent pas après son arrêt,
et la DMO (Densité Minérale Osseuse) diminue
rapidement après celui-ci, redevenant au bout
de 5 ans comparable à celle des femmes n’ayant
jamais reçu de THS.
En revanche, la plupart des études réalisées
sur le THS ont montré :
une augmentation du risque de maladie thrombo-embolique
veineuse,
une augmentation du risque de cancer du sein au moins
avec certaines formes de THS et surtout l’absence
d’effets protecteurs cardiovasculaires, voire
même une augmentation de ceux-ci.
Au total, les risques cancéreux et cardio-vasculaires
encourus à cet âge sous THS sont donc estimés
supérieurs aux bénéfices escomptés.
Enfin, les recommandations précisent également
que le rapport bénéfice / risque doit
être réévalué de manière
individuelle chaque année et que la régression
des troubles climatériques doit conduire à
l’arrêt du traitement. |
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Ces limites d’utilisation
strictes du THS, très superposables à
celles des autres pays européens et Nord-américains,
découlent bien évidemment des données
largement médiatisées de l’étude
WHI (Women's Health Initiative) et des dernières
études de cohorte publiées. Encore une
fois, ces données mettent en évidence
un rapport bénéfice / risque d’autant
plus défavorable que l’on poursuit le traitement. |