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Ce sont des composés pharmacologiques
inhibant l’activité des ostéoclastes,
les cellules détruisant l’os. Ils ramènent
ainsi le remodelage du tissu osseux au niveau de celui
d’une femme avant sa ménopause tout en
améliorant la balance entre résorption
et formation osseuse. Plusieurs essais cliniques contrôlés
de très bonne qualité scientifique ont
montré leur capacité à diminuer
rapidement le risque fracturaire vertébral et
non-vertébral chez des sujets ayant une ostéoporose
compliquée ou non de fracture diagnostiquée
par densitométrie. Ils sont en particulier capables
de diminuer de près de 50% le risque de fracture
de hanche. Les molécules de référence
dont on dispose maintenant sont :
- l’alendronate et
- le risédronate
administrés à la dose de 1 cp par semaine.
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Compte tenu des risques potentiels
d’irritation oesophagienne et de la faible biodisponibilité
de ces formes orales, il convient de faire respecter
strictement les conditions de prise, le matin à
jeun avec un grand verre d’eau, sans se recoucher
ni manger dans la demi-heure qui suit. On les associe
habituellement à un comprimé par jour
de calcium-D3. Le traitement par étidronate en
administration séquentielle par cycles de 3 mois
est également disponible mais les preuves de
son efficacité sont moins solides. |
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A ces molécules, viendra
bientôt s’ajouter l’ibandronate qui
pourra s’administrer de manière quotidienne
et surtout mensuelle. Les preuves de son efficacité
anti-fracturaire, même si elles sont indiscutables,
restent pour l’instant moins solides que les deux
bisphosphonates de référence.
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Les bisphosphonates sont contre-indiqués
en cas d’insuffisance rénale sévère.
Il faut également, avant de les prescrire, corriger
impérativement une éventuelle ostéomalacie
associée, trouble sévère de minéralisation
du tissu osseux habituellement lié à cet
âge à une carence en vitamine D (équivalent
du rachitisme chez l’enfant) associée. |
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L’étidronate ainsi
que le risédronate peuvent également être
prescrits en prévention ou en traitement d’une
ostéoporose induite par la cortisone lorsque
celle-ci est prescrite pour une durée supérieure
à 3 mois et une dose supérieure à
7,5 mg/j équivalent-prednisone (mais uniquement
chez la femme post-ménopausique). |
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Enfin, l’alendronate est
actuellement le seul traitement remboursé dans
l’ostéoporose masculine fracturaire et
à la condition que la prescription initiale soit
faite par un rhumatologue ou un interniste. |
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