ostéoporose, fracture osseuse, os, col du fémur, ménopause, vitamine D, calcium, ostéodensitométrie, densitométrie, bisphosphonates, SERMs  
 
  Les différents traitements
Les traitements non-pharmacologiques
  L’apport vitamino-calcique
  L’exercice physique
  Les protecteurs de hanche

Les médicaments
  Des traitements efficaces existent
  Le traitement hormonal substitutif de
     la ménopause (THS)

  Les bisphosphonates
  Les SERMs
  Le Tériparatide

Autres
  La vertébroplastie : du ciment pour
     solidifier le dos

  Les plantes et l’ostéoporose
  Et chez l’homme ?
 

Les médicaments : les bisphosphonates

Ce sont des composés pharmacologiques inhibant l’activité des ostéoclastes, les cellules détruisant l’os. Ils ramènent ainsi le remodelage du tissu osseux au niveau de celui d’une femme avant sa ménopause tout en améliorant la balance entre résorption et formation osseuse. Plusieurs essais cliniques contrôlés de très bonne qualité scientifique ont montré leur capacité à diminuer rapidement le risque fracturaire vertébral et non-vertébral chez des sujets ayant une ostéoporose compliquée ou non de fracture diagnostiquée par densitométrie. Ils sont en particulier capables de diminuer de près de 50% le risque de fracture de hanche. Les molécules de référence dont on dispose maintenant sont :
- l’alendronate et
- le risédronate
administrés à la dose de 1 cp par semaine.

   
Compte tenu des risques potentiels d’irritation oesophagienne et de la faible biodisponibilité de ces formes orales, il convient de faire respecter strictement les conditions de prise, le matin à jeun avec un grand verre d’eau, sans se recoucher ni manger dans la demi-heure qui suit. On les associe habituellement à un comprimé par jour de calcium-D3. Le traitement par étidronate en administration séquentielle par cycles de 3 mois est également disponible mais les preuves de son efficacité sont moins solides.
   
A ces molécules, viendra bientôt s’ajouter l’ibandronate qui pourra s’administrer de manière quotidienne et surtout mensuelle. Les preuves de son efficacité anti-fracturaire, même si elles sont indiscutables, restent pour l’instant moins solides que les deux bisphosphonates de référence.
   
Les bisphosphonates sont contre-indiqués en cas d’insuffisance rénale sévère. Il faut également, avant de les prescrire, corriger impérativement une éventuelle ostéomalacie associée, trouble sévère de minéralisation du tissu osseux habituellement lié à cet âge à une carence en vitamine D (équivalent du rachitisme chez l’enfant) associée.
   
L’étidronate ainsi que le risédronate peuvent également être prescrits en prévention ou en traitement d’une ostéoporose induite par la cortisone lorsque celle-ci est prescrite pour une durée supérieure à 3 mois et une dose supérieure à 7,5 mg/j équivalent-prednisone (mais uniquement chez la femme post-ménopausique).
   
Enfin, l’alendronate est actuellement le seul traitement remboursé dans l’ostéoporose masculine fracturaire et à la condition que la prescription initiale soit faite par un rhumatologue ou un interniste.